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8h20, je lâche mes nerfs une
nième fois sur le téléphone dont le réveil ne cesse de sonner. Il faut bien se
résigner à la réalité : ma nuit de sommeil prend fin. J’entrevois mon
visage dans le miroir à travers mes paupières entrouvertes avant de sortir de ma
demeure douillette.
L’air frais du matin me fouette
le visage à l’instant où je traverse la porte du bloc.
Je passe devant le restau en
faisant une croix, comme souvent, sur mon petit-déj car je suis déjà en retard.
Franchement, comment font-ils pour se lever assez tôt… ?
Me voilà dans l’amphi. Ces deux
premières heures me semblent une éternité. Difficile de me concentrer sans ma
dose quotidienne de caféine.
10h, c’est la pause...
Enfin ! La buvette m’en fournit la première dose. Je reprends le chemin de
l’amphi pour encore 2h, plus tolérables, le café ayant déjà fait son effet.
Midi, c’est l’heure du déjeuner.
Comme toujours, je préfère repasser dans quinze minutes plutôt que de me taper
la file d’attente qui arrive au couloir. J’avale mon déjeuner en savourant le
brouhaha de 150 couverts. Je fais ensuite un petit détour par la buvette pour
un verre de thé histoire de mieux digérer avant de regagner ma chambre. Là
c’est la première connexion de la journée. Je vérifie mes boites mail (y en a tellement :p
). Je fais un petit tour sur mes forums et les différents « réseaux
sociaux ». On devient forcément geek à l’EPT.
14h15 je reprends le chemin des
cours. Je me demande pourquoi je n’ai pas fait une petite sieste vu que j’ai
toujours cette petite somnolence post-déjeuner.
La pause de 16h ne diminue en
rien l’ennui des études ; leur fin à 18h non plus d’ailleurs. Passant
devant le restau, je remarque encore une fois que c’est loin d’être mon plat
préféré. Comme je ne suis pas le seul dans cette situation de gâté, j’attends
mes amis pour rendre visite à notre « sandwicherie » adorée.
Là bas, on reçoit un accueil
digne d’habitués. On regagne ensuite un autre endroit faisant partie de notre
rituel, à savoir la cafétéria.
On remonte ensuite la pente au
dessus de laquelle se perche l’école pour retrouver notre couloir. Je regagne
ma chambre et mon PC pour re-sombrer dans mon monde virtuel. Tout compte fait,
la messagerie instantanée n’est une si mauvaise trouvaille.
Un coup d’œil à l’horloge me
permet à peine de réaliser qu’il est déjà 2h du matin !!
Je décide à contrecœur de dormir
en disant encore une fois que demain je me coucherais tôt.
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